Mercredi 25 février 2009
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10:00
Le séjour à Rosas a été une " parenthèse enchantée " et ensoleillée d’un quotidien parsemé de ces petits tracas ou de sa routine. La seule contrainte pendant quatre jours ? Se lever le matin avant
huit heures pour être à l’heure au copieux petit déjeuner, puis être à neuf heures, devant l’hôtel, en tenue cycliste, vélo à la main.
Au programme quotidien pendant quatre jours : Environ quatre heures de vélo dans une région magnifique, sous un ciel bleu azur. • Repas, à l’heure espagnole, avec des choix cornéliens face à
l’impressionnant buffet, à moins de goûter à tout, comme Eric, Hervé ou… Franck. • Récupération, ballade à Rosas (en ville, le long des sentiers des douaniers, aux dolmens), à Figueras (au musée
Dali), à Cadaques, à Empuria, à Girona. • Vingt heures : " débriefing " autour de l’apéro. • Vingt heures trente : repas, toujours copieux, avec un savoureux buffet à volonté. • Vers vingt-deux
heures, couchés dans des chambres confortables, dont certaines ont vue sur la mer… à vingt mètres, avec des nuits bercées par le bruit des vagues.
En marge des 80 triathlètes du Toac (club d’entreprise d’Airbus), nous étions dix-sept apparentés " Sorèze Vélo-Club ", dont douze cyclistes. La condition pour s’inscrire à Rosas ? Justement, avoir
déjà une condition correcte, car avec les triathlètes, ça " embraye sec " pendant les sorties sur des terrains vallonnées voire montagneux.
La sortie du samedi était intitulée " Circuit des lacs de montagne " : (110 km.)
A neuf heures, une bonne soixantaine de cycliste en bleu (Toac) ou rouge et blanc (SVC) s’élancent du front de mer pour prendre l’intérieur des terres. Nous trouvons de suite un petit vent frais
qui incite à rouler. Et, au bout de six km, " le premier coup part ". Hervé et Didier s’y glissent de suite. Bertrand roule seul " en chasse patates " mais ne peut les rejoindre. Après un violent
effort, Sébastien, Denis et Eric Slag reprennent le groupe de devant. Mais, après quinze km à un rythme très soutenu, arrêt habituel au lavoir du magnifique village de Castello d’Empuries.
Regroupement général et… briefing sur la route. Après palabres, un nouveau départ et deux groupes se forment qui se… croiseront involontairement plus tard. Hervé fait l’effort, pour ramener le
peloton sur un noyau de fuyards, juste avant de crever… avec un pneu neuf. La vertu est mal récompensée. Mais tout le groupe l’attend… fair-play, les gars du Toac. Sinon, nous étions paumés en
pleine " pampa ". La montée vers les lacs va étalonner son monde et montrer les forces en présence.
Au retour vers Rosas, Maxime a un début de crampe, alors que plusieurs groupes se forment sous l’effet du rythme rapide et du kilométrage, et une mauvaise information l’isole seul à l’arrière… et
lui imposent 20 km en solitaire pour rejoindre l’hôtel.
A un rétrécissement de chaussée, l’attache rapide de la roue avant de Franck pénètre dans
la roue arrière de Denis et lui casse plusieurs rayons. La chute est évitée de peu. Sous la colère de ne plus pouvoir rouler, Denis jette son Colnago dans le fossé. En bon samaritain, Franck reste
à ses côtés, Hervé leur laisse des vêtements chauds et Eric fonce récupérer la voiture pour aller les chercher. Le retour à Rosas face au vent se fait " à la pédale ". Sébastien et Didier se
joignent à un quatuor du Toac qui roule fort. En arrivant les premiers à l’hôtel, Sébastien exprime sa satisfaction d’avoir " laver l’affront de l’an passé ", où il était le seul du SVC à n’avoir
pu intégrer le groupe de tête, sur cette même " étape ". Arrivé à l’hôtel, Denis appelle Pierrette, en partance pour Rosas, pour qu’elle joigne à ses bagages une roue arrière. Pendant ce temps, un
triathlète du Toac, qui a chuté lourdement dans une descente, est évacué sur l’hôpital Purpan pour subir une délicate opération chirurgicale.
Dimanche matin, le ciel est encore plus bleu et le vent
s’est posé. Au départ, Maxime, Bertrand et Michel partent dans un groupe qui décide de faire " piano et plus court "… tout en grimpant le col du San Péré. Les autres membres du SVC partent pour le
long circuit. Après 35 km de terrain quasi plat, à un tempo régulier (28 km/h, mais sans à coups contrairement à la veille), les gars du SVC abordent en tête le col du San Péré : sept km à près de
7%. Nous serons rapidement débordés par les gars du Toac qui impriment un rythme trop soutenu alors que la pente se raidit. Seul Sébastien, insolent de facilité tout au long de ce séjour, restera
avec les meilleurs. Denis, toujours en très bonne condition, et Franck, étonnant après un an sans vélo et une reprise en janvier, limitent fort bien les dégâts. La descente plongeant sur la mer est
magnifique, quoique dangereuse. Le petit col du port de la Selva est monté à très vive allure et permet à Sébastien de dévoiler toute sa puissance à des cyclistes d’horizons divers, venus nous
narguer dans la bosse. Il n’hésitera pas à effectuer la montée de Cadaques et du Monjoï avant de rejoindre l’hôtel alors que nous avons coupé plus court.
Lundi matin, c’est la grande sortie par les montagnes russes à fort pourcentage du col de
Banyuls par l’Espagne, puis le retour par la côte : Banyuls, Cerbère, Port Bou, Colera, Llança, Port de la Selva. Au menu du jour : 115 km. Jacques, notre prof de Caraman, qui nous impressionne
déjà depuis 2 jours par sa puissance physique, n’hésite pas à faire le départ avec Hervé, Didier et 2 gars du Toac quand des " mobylettes " couchés sur leur vélo de triathlètes les passent à vive
allure. Heureusement, le briefing du lavoir permet de souffler jusqu’au pied du col où les meilleurs s’envolent. Denis, Franck et Didier, après avoir roulé de concert, arrivent au sommet dans cet
ordre. Un peu plus loin, Bertrand, qui est le seul à douter de ses capacités, devance Michel, Hervé, Eric, Jacques et Patrick de plusieurs minutes ou secondes, selon l’appréciation de chacun
d’eux.
Après une pause " casse croûte " sur la plage de Banuyls, nous reprenons la route de
l’Espagne par la Corniche. Le paysage est splendide, tantôt nous sommes au niveau de la mer (et en bordure), tantôt, nous la dominons en montant des cols dont le sommet culmine à 200 m d’altitude …
et pourtant c’est usant. Contrairement à certains, la majorité des gars du SVC préfèrera rallonger par la route montant en lacet que s’offrir le tunnel. Quand c’est trop facile, il n’y a plus de
plaisir ! Au sommet du Port de la Selva, nous éprouvons la satisfaction du devoir accompli, il n’y a plus qu’à plonger sur Rosas, ce que fait Hervé avec un plaisir évident et une dextérité
étonnante (il aurait dû faire la descente de Val d’Isère !).
Mardi matin, avant de plier bagage, nous effectuons, uniquement entre membres du SVC,
un dernier tour de roue semi urbain, dans Rosas, puis nous roulons en campagne une quarantaine de km tout en décontraction. Sébastien et Didier s’offrent un dernier effort avec la rude montée du
Montjoï. Le dernier apéritif de ce séjour 2009, en terrasse sous un soleil printanier, permet d’échanger nos dernières impressions. La parenthèse enchantée et ensoleillée est terminée mais déjà
rendez-vous est pris pour 2010.
Par Didier
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Publié dans : Séjour
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