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Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /2009 22:49


Avant d’évoquer l’Etape du Tour Montélimar – Mont Ventoux, nous adressons toutes nos félicitations à 2 de nos étudiants – adhérents du SOREZE VELO-CLUB qui ont quelques peu délaissé le vélo pour la bonne cause : leurs études. Aude a réussi son entrée à l’école militaire de St Cyr et Fabien a obtenu son BTS. 2 belles victoires ! ! 

 

Nous avons également une pensée pour Philippe GAYRAUD et Maxime qui n’ont pu participer à l’édition 2009 de l’Etape du Tour pour des raisons de santé. Ce n’est que parti remise.

 

 10 membres du SOREZE VELO-CLUB (un quart de l’effectif ! ! ! ) ont participé à la 17ème édition de l’Etape du Tour, qui s’est terminé au sommet du mythique Mont Ventoux.

Et encore, le plus performant du club, lors de ce week-end provençal, est le 11ème de l’équipe. Non engagé pour cette Etape, Sébastien, le leader du SVC version 2009, est venu encourager ses copains et en a profité, la veille de l’Etape, pour grimper le Géant de Provence, par ses 2 faces les plus sélectives : par Malaucène puis par Bedoin, avant de revenir sur le lieu d’hébergement à 30 bornes de là, soit une journée à 150 bornes en vélo avec 2 ascensions du Ventoux. Chapeau Seb ! ! ! 

 

L’Etape du Tour, c’est déjà toute une logistique : être présent au moins la veille pour retirer son engagement, trouver un hébergement à proximité ainsi que des accompagnateurs pour conduire les participants au départ, avant 6 heures le jour de l’épreuve et récupérer son monde à l’arrivée, située souvent loin du lieu de départ. Les parents de Bertrand ont pu héberger une partie de l’équipe à leur domicile, les autres membres du club ayant trouvé des solutions différentes.

 

A 4 heures du matin, le jour J du sommet de la saison 2009, Bertrand, Franck, Didier, Eric, Philippe (DUFFAU), Denis, Daniel, Fabien, Hervé et Jean-Pierre (FABRE) sont sur « le pied de guerre »… le temps d’un déjeuner « gatosport » et du transport pour Montélimar, la capitale du nougat, devenue l’espace d’un week-end, celle du vélo.

 

A 6 heures, tout ce joli monde commençe à intégrer les sas de départ, située dans les différentes avenues de la ville. 9 500 inscrits se pressent vers le centre ville, dont un tiers d’étrangers des 5 continents (beaucoup de britanniques, mais aussi des cyclistes venus des pays nordiques, du Japon, de Hong Kong, d’Afrique du Sud, du Brésil, du Canada, d’Australie ou de Nouvelle-Zélande)… des anonymes et des vedettes du sport, du show biz.

 

A 7 heures, les VIP et les coureurs aux dossards privilégiés s’élancent. A 7h10, Eric et Denis, avec leur dossard 2 mille et quelques démarrent. A 7h32, les autres soréziens franchissent la ligne de … départ. C’est parti pour (c’est selon) environ 8 heures de vélo. La météo est fort clémente une chaude journée s’annonce, en début d’après-midi, le Ventoux sera une fournaise. 

 

La 1ère partie de l’épreuve est un véritable régal : un excellent bitume, des routes sécurisées (gendarmes à tous les carrefours), une chaleur douce, des paysages magnifiques (vignes, champs d’oliviers et de lavande) à travers la Drome et le Vaucluse, des encouragements dans tous les villages traversés, les chants des cigales. Il faut juste être vigilant aux chutes provoquées par quelques kamikazes ou maladroits.

 

Au fil des km, le Géant de Provence se profile à l’horizon et calme les ardeurs de certains, qui préfèrent garder des forces pour « vaincre le Mont Chauve ». Les bosses et petits cols se passent à allure rapide, Franck, Denis et Didier roulent à plus de 30 de moyenne sur les 150 premiers km. Mais à Bedoin, au pied du Mont - Ventoux, la donne n’est plus la même. D’abord, c’est la cohue au ravitaillement solide et liquide, la chaleur (il est 12h30) se fait sentir, une certaine nervosité aussi, le grand défi se situe juste devant soi : le Géant de Provence. On se sent petit et quelque peu oppressé.

 

Le Mont Ventoux va être un calvaire, un véritable chemin de croix pour de nombreux concurrents qui vont mettre pied à terre à de nombreuses reprises. Certains vont marcher, tiraillés par les crampes une bonne partie du col. Les secours vont intervenir une trentaine de fois pour des malaises dus à la chaleur, à la déshydratation. Les derniers concurrent n’auront même plus d’eau au ravitaillement du Chalet Reynard (grave faute des organisateurs que de ne pas prévoir suffisamment d’eau pour l’ensemble des concurrents).

 

Pendant que le champion de France professionnel, Dimitri CHAMPION franchit la ligne en vainqueur, une immense procession de cyclistes à pied s’effectue sur le côté droit de la route, tout le long du col. Bertrand est le seul du SOREZE VELO-CLUB à ne pas mettre pied à terre dans la montée. Après un départ prudent où il a fort bien géré son affaire, connaissant le terrain, notamment le Ventoux qu’il gravit chaque année, il va effectuer la meilleure montée des 10 gars du club, en 2h23, à moins de 2 minutes du revélois Antoine LOPEZ, une belle référence locale. Un exploit et une récompense pour Bertrand qui a minutieusement préparé cette Etape, aussi bien en qualité d’entraînement, en diététique que sur le plan mental.

 

Si Denis, Daniel ou Franck effectuent une bonne montée, proche du temps de Bertrand, Didier, Fabien et Hervé coincent  « grave » dans ce col devenu un enfer pour eux. Eric, toujours très vaillant et Philippe, étonnant au vu de ses km d’entraînement cette année, survivent bien à cette épreuve. Le malheureux Jean-Pierre, qui perd du temps à aller s’acheter une boisson au restaurant du Chalet Reynard (vu qu’il n’y avait plus d’eau au ravito ! ! !) est éliminé juste après (hors délais de 2 minutes) mais termine courageusement.

Les 10 membres du SOREZE VELO-CLUB ont tous terminé, une belle performance ! 

 

Franck, parti rapidement avec Didier est, en 7h35, le plus rapide du club, sur l’ensemble de l’Etape, 12 minutes devant Denis et 18 devant Didier. Les autres soréziens terminent en plus de 8 heures et même 9 heures. La différence s’est joué dans le Mont Ventoux … un col à la démesure de sa réputation.

 

Sitôt la ligne d’arrivée franchie, nous descendons l’autre versant du col afin de nous approvisionner d’un casse croûte pitoyable au vu de la notoriété de l’organisation (ASO : l’organisateur du Tour de France). Puis un embouteillage monstre incite Eric, Franck et Didier à rentrer en vélo à Camaret (proche d’Orange) pour un périple total de 225 km. Pour la (toute petite) histoire, Didier et Eric se « vengent » de Franck, « vainqueur du SOREZE VELO-CLUB de l’Etape du Tour », en gagnant le sprint à 3, l’un au sommet de la côte de Rasteau (village réputé pour son bon vin) le second au panneau de l’entrée du village de Camaret.

 

A 20 heures, nous posons définitivement le vélo (rassurez-vous, uniquement pour la journée), afin de prendre une douche salutaire et (enfin) un véritable repas, tout en refaisant l’Etape du Tour …en parole, c’est bien plus facile.



Par Didier et Eric - Publié dans : Cyclosportive
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Commentaires

Bien joué papa !! Meme si on a du manger des pates pendant 1 mois avant l'étape du tour ! Si tu continue comme sa Lance va t'appeller pour te prendre dans sa prochaine équipe en 2010  !!  Bonjour a tout le club sorézien et un gros Bisoux a mon père Franck !!

Commentaire n°1 posté par Rosales Vincent le 25/07/2009 à 16h43
 
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