| Février 2010 | ||||||||||
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L’été indien est toujours bien présent en ce 1er samedi automnal. Le beau temps regroupe une quinzaine d’adhérents du SVC au RV habituel de l’abri-bus de Sorèze. Outre 6 des 8 membres du bureau, nous retrouvons Francis le ch’ti, Sébastien l’homme fort du SVC, Florian le petit « SLAG » qui va bientôt faire de l’ombre à son père, Michel AVERSENC (venus en voiture), mais aussi Lionel, que nous retrouvons avec grand plaisir sur le vélo, après ses ennuis de santé et un nouveau venu : Michel CAZETTES, ancien coureur des clubs de Revel, Caraman ou Puylaurens, également ancien triathlète (il a terminé sa carrière par les triathlons d’Embrun et St Jean de Luz, les plus difficiles).
Le circuit proposé par Loulou est tout sauf facile. Le départ, tout plat jusqu’à Cuq-Toulza, est tranquille et permet de « tchatcher ». Le groupe croise J-Luc CANDELON, Jacques PEYRONNEL et son gendre Pierre, partis plus tôt, afin de permettre à J-Luc d’assister en fin d’après-midi au match Luzenac (où joue son fils, un ex-pitchoun du TFC) contre Bayonne. Le trio se joint pendant quelques km au groupe, avant de rentrer sur Sorèze, à l’exception de Pierre GARCIA qui, ainsi, peut effectuer une sortie plus conséquente.
Les difficultés débutent avec la côte de Lacroisille. Le groupe se reforme au sommet. A partir d’Algans, débutent les montagnes russes jusqu’à St Paul Cap de Joux où le groupe attend (pas longtemps, car ils sont jamais bien loin) les anciens Loulou et Claude GROS, afin de rouler à nouveau de concert. La route, à nouveau plate jusqu’à Guitalens, permet de rester ensemble, sous la conduite de Claude, qui fait un bon tempo.
Les 9 km de montée de Guitalens à Puylaurens s’effectuent « à la pédale », chacun à son rythme. Celui imposé par Sébastien à Francis, Didier et Pierre est rapide. Dans les derniers (forts) pourcentages amenant la bande des 4 au village de Puylaurens, Sébastien confirme, une nouvelle fois, qu’il est le plus solide du club, quelque soit le terrain proposé, en mettant quelques « mines » qui le propulsent, au sommet, 200 mètres devant Francis et Didier.
Regroupement général à Puylaurens où chacun commente sa montée. Lionel, pour son retour sur le vélo de route (il est plus adepte du VTT) s’est « arraché » pour bien finir la montée. En bon samaritain, Sébastien est allé récupérer dans la côte les sexagénaires du club et remontent à leur rythme. La descente sur Lempaut, par la petite route partant du cimetière, est rapide du fait d’un fort dénivelé. Certains sont même surpris que Loulou propose cette pente dans ce sens. Habituellement, quand la route présente de forts pourcentages, nous les montons !
La veille, avec son groupe « du vendredi », Loulou n’a pas hésité à se hisser au Faget, par la côte de 22 %. Et bientôt, cette côte sera au programme d’une des sorties du week-end.
A Lempaut, direction Sorèze par Lagadiolle et le fameux « Col de Cahuzac », lieu mythique du SOREZE VELO-CLUB, au même titre que le Col d’Auvezines (uniquement par la route provenant de Cuq-Toulza ou Puylaurens). Michel CAZETTES et Eric « SLAG » profitent que le groupe papote pour « partir en facteur ». Quand ils ont creusé le trou, ils accélèrent, derrière tout devient tactique, qui va faire l’effort ? Au virage de Lagardiolle, Eric et Michel possèdent 30 secondes d’avance sur l’avant garde du groupe, qui, sous l’impulsion de Bertrand a accéléré. Pierre fait la descente « à bloc » et seuls (dans l’ordre) Didier, Sébastien, Francis et Florian le rejoignent. Une partie de poker menteur débute.
Nous apprendrons à Cahuzac qu’Eric, Florian et Sébastien, en venant ensemble en voiture, ont décidé une stratégie pour faire rouler Didier jusqu’à l’approche du Col et en terminer avec le fait qu’il soit invaincu en ce lieu depuis la création du club. Et la stratégie fonctionne à merveille ! En mettant un homme devant (et quel homme cet Eric !), Didier est piégé et doit rouler. Seul Francis prend des relais sous le regard goguenard de Sébastien. Florian et Pierre, dans les roues, surveillent l’écart, qui diminuent peu car devant, Eric « s’explose les jambes » et tout en puissance, à la « Cancellara », maintient une vingtaine de secondes d’avance.
Dans le groupe, entre les relais, il y a des phases d’observation. Didier comprend alors que, dans tous les cas de figure, il sera battu… soit par Eric, s’il se relève, soit par les autres, qui vont le contrer si le groupe rentre sur le duo. Seul espoir : qu’Eric coince, mais nous connaissons la volonté de ce dernier, qui avait déjà fait « le coup » aux Cammazes.
Au pied du Col, Eric possède encore près de 200 mètres d’avance, Pierre lance le sprint de loin. Sébastien le maîtrise parfaitement et sur sa lancée, passe … Eric à quelques mètres du sommet. Déception pour Eric (2ème) d’avoir été battu, après tant d’effort, par son « coéquipier du jour » qui n’avait pas roulé derrière lui, mais aurait pu freiner à sa hauteur pour le laisser gagner ou franchir la ligne tous les 2 ensemble. Erreur de jeunesse ou plaisir de la gagne ?
Quelque soit le terrain de jeu (ou d’enjeu), Sébastien démontre sa supériorité et son excellente condition du moment, lui qui se lève tous les matins à 4h30, pour partir au boulot en vélo.
Chapeau ! ! !
En attendant que le groupe se reconstitue, le village de Cahuzac
est sujet de discussions, chacun donne son point de vue, dissemblable selon son sens de la stratégie de course. Le retour sur Sorèze est tranquille au niveau du rythme et riche en palabres et
finalement 85 bornes s’affichent au compteur par un après-midi des plus agréables.