Mercredi 9 juin 2010
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20:22
Il est 5h30 quand le réveil sonne. Je prends soin d'être discret pour ne pas
réveiller mes amis Nivernais qui m'accueillent dans leur appartement situé à proximité de la ligne de départ.
Je suis à Nevers, Préfecture de la Nièvre, aussi connue par sa prestigieuse
marque de vélo que pour son ancien Maire décédé tragiquement un 1er Mai, je parle de la Sté LOOK et de Pierre Bérégovoy.
Après un bon déjeuner en prévision des 164 kms qui m'attendent, je découvre par
la fenêtre le typique climat nivernais: une pluie fine accompagnée de bourrasque de vent.
Le décor est planté, inutile de vous dire qu'il faut se botter les fesses pour ne
pas répondre à l'appel de la couette.Il me suffit de penser à mon père, cet homme fier de ses enfants, qui cherchera dés lundi son nom et le prénom de son fils dans la presse localeà la rubrique
" classement de la 595".
Cette image me motive et je prends la décision de ne pas faire "une
GLEIZES".
J'ai rendez-vous avec nos amis Parisiens: Philippe, Pierre et Richard devant
l'ancien Hospital à 7h30. En raison de la pluie qui redouble, je tarde à sortir et j'arrive finalement vers 7h45. Je cherche désespérement le taxi de Philippe mais en vain. J'apprendrais plus
tard qu'ils sont arrivés à 8h00. C'est le seul moment de la journée ou je leur ai mis un quart d'heure !!!
Il est bientôt 8h30 et je m'approche de la ligne de départ, je rentre dans
la "stabulation à cyclistes", il me semble que le temps a eu raison d'un certain nombre de participants. Nous sommes finalement qu'un peu plus de 300 au départ de la
Grande.
Outre les anonymes dont je fais partie ( malgré une 17ème place à l'Ariégeoise en
2009 !!!) on peut noter la présence de Bernard Hinault, Thierry Bourguignon et surtout d'un certain Laurent Jalabert: le 2ème Tarnais présent sur l'épreuve.
Après les recommandations d'usage et surtout après avoir rappelé les
consignes de sécurité ( le temps est vraiment pourri) le départ est donné.
A peine sorti de Nevers, le rythme s'accélère et une vitesse de croisière à
40km/heure est de rigueur.
J'ai du mal à suivre et au bout de 10 bornes, je préfère ralentir car
la route va être longue et je n'ai pas de référence cette année sur une telle distance.
C'est le moment que choisit philippe, Richard et Pierre ( vous savez, les gars de
Paris à qui j'ai mis un quart d'heure...) pour me doubler.
Je les reverrais qu'après la douche, six heures plus tard.
Après avoir été doublé par un nombre important de coureurs, je trouvais
enfin un groupe à mon niveau, composé entre autre d'un Hollandais, d'un Irlandais et d'un Anglais. Quand on roule à 30/35, on a plus le temps de faire connaissance.
Une fois après avoir constaté mon état de forme et celui du deuxième Tarnais (
vous savez, JAJA, le gars dont je vous ai parlé au début) , je décide la stratégie suivante : Jaja surveillerait le premier peloton et moi le dernier...
Au bout de 160 bornes et 5h40 plus tard ( 28.6 de moyenne) , je franchis la ligne
en regardant si j'aperçois le natif de Mazamet.
Un supporter anonyme se dirige vers moi et me demande si ça c'est bien passé, je
lui réponds que oui. Je profite pour lui demandé si Jaja a gagné. Il m'apprendra qu'il finit 7ème et moi 251ème.
En conclusion, un Tarnais dans les 10 et le deuxième dans les 300 premiers d'une
cyclo LABEL d'OR FFC....elle est pas belle la vie ?
Bravo Hervé !...