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Le Sorèze Vélo Club s'est réuni à Rosas, sur la Costa Brava, pour 4 jours consacrés au vélo. Notre président, Didier Gleizes, nous propose un compte rendu
détaillé pour notre plus grand plaisir !!
Nous sommes 30 à investir les lieux de l'Hôtel MONTE CARLO, QG du SOREZE VELO-CLUB pour ce stage de 4 jours à Rosas. Ce stage débute, vendredi soir, par une sangria de bienvenue offerte par le Président, dans le bar de l'Hôtel. A l'issue du buffet à volonté (ou chacun en a profité ... à volonté), Eric SLAG..., notre coach du WE, explique l'organisation des 4 jours, et notamment des 4 sorties programmées mais pouvant être modifiées par une météo annoncée capricieuse.
LA JEUNESSE DU SVC TRIOMPHE AU SOMMET DU COL DU SAN PERE
Samedi matin, après
le petit déj, les 23 cyclistes prennent la route pour une virée de 115 km. Parmi eux, Monique va faire preuve d'un gros courage en effectuant la quasi totalité du parcours tout en terminant exténuée mais victorieuse du Col du San Péré, la grosse
difficulté du jour.
Eric, par ses longs
relais à plus de 30 km/h, impressionne tout son monde, notamment les 4 amis, non licenciés au SVC, présents lors de ce séjour et qui ne le connaissaient pas. Le San Péré et ses forts pourcentages
est abordé après 55 km.
Bertrand effectue un tempo impressionnant au bas du col et seuls Sébastien et Fabien le suivent. Francis, Didier et Florian, au prix d'un bel effort, rejoignent le trio de tête toujours emmené
par un surpuissant Bertrand. Puis Daniel RIVIERE, un ancien coureur et excellent grimpeur avec ses 62 kg, le villefranchois recolle avec Joffrey dans sa roue. Daniel, après un temps de récupération, monte à un tempo impressionnant, causant la perte de
Bertrand, puis de Didier (rattrapé avant le sommet par Franck) et Francis.
La jeunesse du SVC triomphe en haut du San Péré grâce à Sébastien, Fabien, Florian et Joffrey (qui sera victime d'une fringale, plus loin, dans le Port de la Selva).
La plongée du Col,
d'habitude époustouflante, avec ses vues sur la mer, s'effectue dans la brume. Le Port de la Selva, dernière difficulté du parcours, s'effectue à vive allure, toujours sous l'impulsion d'un Bertrand impressionnant. A l'approche du sommet, Didier
démarre violemment mais d'un peu loin et Sébastien revient pour "l'emporter au GPM". Dans la descente technique nous ramenant à ROSAS, Hervé joue les virtuoses et fait apprécier ses réels talents
de descendeur. S'il n'est pas le 1er au sommet, il est toujours le 1er en bas.
Le repas de midi, pris à 14h (à l'heure espagnole), permet de se rassasier ... à volonté et de se remémorer la sortie matinale. Chacun est encore plus performant en parole que sur le vélo et se fait aussitôt chambrer par ses collègues. La convivialité et "le chambrage" font partis de la culture du SVC.
L'après-midi, les
uns vont se balader en ville, où se baigner à la piscine, d'autres vont s'attabler à un bar assister à la victoire de l'Espagnol FREIRE à Milan San Remo.
A l'heure de l'apéro, un groupe va au 118. La chambre 118 est celle des "FREUDENBERGER brother's", nos vosgiens dont l'un, Jean-Jacques, est déjà licencié au SVC et l'autre, Denis, va prendre la cotisation lors de ce séjour. Les "FREUDENBERGER brother's" ont acheté 2 fûts de bière, de la Picon et des cacahuètes. A partir de ce soir-là, le rituel, avant chaque repas du soir, est un séjour sur la terrasse (avec vue sur la mer, SVP), des "FREUDENBERGER brother's" consommer quelques bières. Evidemment à près de 20 sur la terrasse, il a fallu investir dans de nouveaux fûts, mais que ce fut (de bière) convivial.
Le soir, nous nous
retrouvons dans un bar proche de l'Hôtel afin de suivre France-Angleterre et le grand chelem est dignement fêté par les cyclistes du SVC ... grâce à la générosité de Franck, notre trésorier
bien-aimé.
UNE METEO ELECTORALE : PLUS "MO-ROSE" QUE BLEUE
La météo du dimanche s'annonçait digne de la carte électorale des élections du jour : pas vraiment bleue, plutôt morose (mo-rose). Malgré tout, nous décidons d'aller effectuer le périple prévu
dans les Pyrénées, une virée de 125 km avec, notamment, un col encore inconnu et difficile. Eric, dont on connait l'appétit et ses "légendaires fenêtres alimentaires", bouffe du kilomètre, en
tête du groupe... un relais de près de 50 km à un rythme soutenu. Chapeau !!!
Au bas du col,
Bertrand, comme la veille, imprime un rythme d'enfer et il ne reste plus grand monde à ses côtés, quand la pente devient difficile. Les cheminots de Villefranche, Daniel RIVIERE et Gérard prennent le relais, à un tempo tel que seuls Fabien et
Francis résistent. Puis Daniel s'envole vers le sommet.
Le retour vers ROSAS s'effectue en groupe, à un rythme plus tranquille, permettant à tous de récupérer.
Daniel, notre hongrois préféré, est victime d'un petit incident technique, Didier et Maxime se retournent en même temps pour voir s'il réintègre le groupe, Didier touche à vitesse réduite la roue de Maxime et "lèche" le revêtement catalan avec ses fesses ... sans la moindre gravité. Est-ce un prémice ?
Après le magnifique
village de Castello d'Empuries, à 10 km de ROSAS, le final
tout en faux plats, incite les rouleurs sprinters à se mettre en évidence. Didier démarre une fois, 2 fois, Joffrey attaque puis une cassure projette à l'avant Fabien, Daniel le hongrois,
Sébastien et Francis.
Bertrand puis Franck prenne un gros relais, Didier, puis Florian, Joffrey et Daniel RIVIERE flinguent en solitaire pour rejoindre le quatuor de tête, qui perd Daniel, puis Fabien et Sébastien. Notre solide ch'ti picard, Francis, est le 1er à entrer dans ROSAS.
Certains n'ayant pu se libérer les 4 jours, nous quittent le dimanche AM. C'est le cas de Philippe DUFFAU, Monique et son fils Gautier ainsi que Florian, Daniel HARASZTI et sa charmante épouse, Fabien, son frère et ses parents. Pendant ce temps, les autres se reposent ou vont visiter Cadaques ou Figueras.
NOUS PREFERONS LA BIERE A L'EAU
Si la météo nous a laissé un répit le dimanche, le lundi, en nous
levant, les nuages encombrent le ciel de la Costa Brava et une pluie fine mais constante est au RV. La sortie matinale est reportée ... mais pas l'apéro " PICON BIERE " au
118.
L'après-midi, en 2 vagues, quelques courageux sortent le vélo pour faire une sortie de 60 bornes, soi-disant de récup. Vers 19h, nous nous retrouvons pour finir nos fûts de bière et fêter la fin du séjour (à moins que cela ne soit le contraire).
UN CIRCUIT DE TOUTE BEAUTE
Mardi matin, nous
démarrons à 8h30 sous le brouillard afin d'accomplir un dernier périple de cent bornes ... la traversée des Pyrénées par le Col de Banyuls et retour par la magnifique route du bord de mer. L'approche du col se fait à un tempo tranquille. Peu
avant le pied du col, le soleil perce la brume et le paysage nous apparait somptueux. Le Col de Banyuls, versant espagnol, est particulier, de courtes montées à fort pourcentage,
suivies de petites descentes, à la fois récupérantes et casse-pattes. Le dernier km est pentu et permet à Sébastien de montrer son excellente condition actuelle. Daniel RIVIERE, puis Didier,
Francis et Bertrand franchissent le sommet à quelques encablures... alors que Franck déraille au pied du dernier "coup de cul" et son ami pompier
crève.
La descente, quoique vertigineuse est splendide. Nous passons, également, du magnifique enrobé espagnol au revêtement plein de trous des PO française. Jean-Luc CANDELON et Serge BASTIER, qui nous ont épaté par leur résistance les 2 premiers jours, s'arrêtent à Banyuls afin de rentrer plus tôt à leur domicile. Monique et Christine les récupèrent en voiture.
Sous un beau soleil, enfin revenu, nous longeons la
magnifique côte et traversons les superbes villages de Banyuls, Cerbère, Port Bou, Colera, Llança. De corniche en descente en bord de mer, la route est un régal pour les
yeux. Que du plaisir !!! Non dénué de difficulté. Au pied du Port de la Selva, les jambes sont lourdes et le train "tranquilo" de Daniel RIVIERE est apprécié de tous. Mais Sébastien tente de
démarrer une 1ère fois, puis une 2ème fois. L'autre Sébastien, l'ami de Franck, comme lui pompier à la ville de Toulouse, va être le héros heureux puis malheureux de cette
fin de sortie.
Tout d'abord, il réussit l'exploit d'accompagner notre "Sébastien" jusqu'à 200 mètres du sommet, où Seb produit son sprint final. Daniel suivi comme son ombre par Didier sont rejoint par Joffrey et Francis juste au sommet. La descente sur ROSAS, technique et rapide, se fait toujours à vive allure. Le long faux-plat concluant la descente est une ligne droite. Hervé en tête entraine un petit groupe. Eric n'est pas loin. Un 2ème groupe se forme avec Joffrey, Sébastien, le pompier, Didier puis Françis.
A près de 60 km/h
(58km/h exactement), Sébastien touche la roue de Joffrey et chute lourdement, il se relève péniblement, son coude et sa cuisse gauche ensanglantés. Didier, dans sa roue, ne peut l'éviter et fait un magnifique "soleil" au-dessus de lui, retombe sur
la tête (explosant le casque) avant que le corps tout entier goûte au goudron espagnol... la cheville, le poignet et le bras endoloris, jambes, bras, épaules, dos et
fesses brûlés par le macadam. Malgré la douleur, cela aurait pu être pire ... sans le casque. Cette gamelle a cassé l'ambiance de la fin du séjour.
Mais il ne faut pas oublier, que, malgré une météo moyenne, les parcours difficiles, ont été de toute beauté, l'objectif de faire du kilométrage a été atteint (près de 400 km effectués en 4 jours), le dépaysement est réel, l'hébergement, avec ses buffets à volonté et ses chambres donnant sur la plage, est de qualité, et l'ambiance au sein du SVC a été excellente, tout au long du séjour. Merci encore à Hervé et Eric, les organisateurs de ce stage réussi qui appelle d'autres rendez-vous cyclistes et conviviaux.
Beau voyage!