Sortie au Pic de Nore
La sortie du Sorèze Vélo-Club au Pic de Nore n'avait pu se faire en juin, du fait d'une météo capricieuse, la pluie et
le froid avaient dissuadés les adhérents du club les plus motivés.
Mais Louis, notre secrétaire-créateur de circuits en tout genre, spécialisé en circuits longs et
difficile, n'a pas pour habitude d'abandonner face aux difficultés. Donc, il a remis le couvert et programmé une sortie fin août vers le sommet audois, en espérant que la météo soit, cette
fois, clémente. Ouf, aucun risque de pluie n'était annoncé en ce 30 août, juste 35 degrés et un léger vent d'Autan.
Malgré cette température, qui aurait mérité de partir à la "fraîche", nous étions 11 à nous lancer dans un
périple de 120km avec le sommet de la Montagne Noire et ses 1360 mètres, en guise de plat de résistance.
Sans rentrer dans les détails, évoquons les péripéties habituelles. Hervé éclate (un coup de fusil) à la sortie de
Sorèze et est dépanné ... par sa femme qu'il fait déplacer en voiture avec une chambre à air et une pompe à pied, impressionnant ainsi ses copains par son "service dépannage
personnel"... plus original que Mavic. Eric "le Slag" et Didier l'attendent et s'offrent une longue poursuite jusqu'aux Escoussens pour reprendre le groupe parti tranqillement au-devant. Une
fois le groupe repris, Francis crève à la sortie de son village (nul n'est prophète en son pays !). Hervé, Eric et Didier restent à ses côtés. Heureusement Sébastien, l'homme qui crève plus vite
que son ombre, n'était pas parmi nous, sinon nous rentrions à la nuit.
Après un joli CLM par équipes (Didier a suivi 3 mobylettes), le quatuor rejoint, à Mazamet, les "anciens" partis en
éclaireur. Au carrefour Laprade (tout droit) - Pic de NORE (à gauche), nous nous arrêtons. La chaleur étouffante fait hésiter certains. Est-ce bien raisonnable d'attaquer le "Mont-Ventoux
Audois" par cette température "saharienne" ? Louis joue le rôle de leader et entraîne vers le Pic de Nore, Francis et Jean-Pierre, motivés pour gravir pour la 1ère fois ces pentes difficiles (7,5
% sur 12 km) avec des passages à 12%, ainsi qu'Hervé et Didier, les "loosers" de l'Etape du Tour, certains que la pluie et le froid ne feront pas leur apparition dans la descente vers
Pradelles-Cabardes.
Les "anciens", Claude, Joao et Sylvain, préfèrent contourner le Pic de Nore, tout comme Jean-Marc et Eric.
Retrouvailles à Pradelle-Cabardès mais que la "grimpette" fut dure ... sauf pour Francis, qui avec son 39X23 est monté comme un avion. 3 groupes se forment alors, les "anciens" redescendent
aussitôt. Après palabres, Hervé et Jean-Pierre, quelques peu émoussés par leur montée, reprennent la route de Sorèze par Mazamet, Labruguière et les contre-forts de la Montagne Noire. Ils vont
être raccompagnés par Eric (qui aura fait office de "bon samaritain" tout l'après-midi) et Jean-Marc, qui souhaite bien finir, sans trop puiser dans ses réserves.
Louis, Francis et Didier continuent le périple prévu par Roquefère, Cuxac-Cabardès, Les Martys, le Col de Font-Bruno,
Arfons avant de plonger sur Sorèze, un circuit magnifique avec des paysages de toute beauté et diversifiés. Le côté audois est très méditérannéen et le versant tarnais bénéficie davantage de
pluie et, de ce fait, est bien plus vert.
En rentrant, le trio se pose une question métaphysique : pourquoi n'y-t-il pas une route qui descende directement ou
plutôt, comment se fait-il que la route monte autant et si régulièrement du point culminant de la Montagne Noire (1360 mètres) à la plaine (Sorèze pointe à 250m) ? Est-ce
un mirage dû à la chaleur, une réalité de terrain où un manque de lucidité lié à la fatigue ?
Petites précisions de votre serviteur
:
1) le Pic de Nore culmine à 1211 mètres et non 1360. Didier fait probablement référence à un autre col qu'il aurait
escaladé !
2) Pour la première fois j'ai vu Hervé complètement cuit, et c'est pas joli joli...
Publié le 03/09/2008 à 23h34 dans Sorties club